Attaque terroriste des Champs-Elysées : ma déclaration à la presse

Déclaration à la presse du 21 avril 2017

Mesdames, Messieurs,

Alors que Londres, Saint-Pétersbourg, Stockholm ont été touchées en quelques jours, après que des tentatives d’attentats ont eu lieu au Louvre, à Orly et qu’un attentat de grande ampleur a été déjoué à Marseille, notre pays la France a vécu une nouvelle fois la barbarie d’une attaque terroriste en plein cœur de notre capitale, sur cette avenue si symbolique pour la France et le monde entier que sont les Champs Elysées.

Une nouvelle fois ce sont nos policiers qui ont été visés et qui ont payé le prix du sang dans la lutte contre l’islamisme radical, cette idéologie totalitaire monstrueuse qui a déclaré la guerre à notre nation, à la raison, à la civilisation.

Les noms de ces nouvelles victimes s’ajoutent à la longue liste des martyrs du terrorisme islamiste, ces enfants, ces femmes et ces hommes dont la vie a été fauchée, a été broyée ou a été à jamais gâchée.

Mes pensées vont à la famille du policier tombé en service, à ses camarades blessés et au-delà à toutes nos forces de sécurité, policiers, gendarmes militaires engagés, ici comme sur les théâtres d’opérations extérieures dans cette lutte pour nos libertés et notre sécurité.

Nos policiers sont attaqués parce qu’ils sont les symboles de l’Etat. La France n’est pas visée pour ce qu’elle fait mais pour ce qu’elle est, et les Français pour la simple raison qu’ils sont Français.

La guerre qui nous est menée est une guerre asymétrique, une guerre révolutionnaire, une guerre qui a pour objectif notre soumission à une idéologie meurtrière ; c’est une guerre où il n’y pas d’arrière puisque toute la population et tout le territoire sont exposés.

Cette guerre nous est menée sans pitié et sans répit. Chacun comprend que nous ne pouvons pas la perdre.

Or, depuis 10 ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a été fait pour que nous la perdions. Il faut une présidence qui agisse et qui protège.

Puisque le pays est en état de guerre, la réponse doit être globale, totale, c’est-à-dire celle du pays tout entier.

En ces circonstances, j’appelle tous les Français, quelles que soit leurs opinions, leurs convictions ou leur origine, à l’unité, une unité sans faille, une unité profonde comme celle qui unit les membres d’une même famille dans l’épreuve, une unité dans la compassion, mais aussi une unité dans la lucidité, dans la détermination à ne pas s’habituer comme certains voudraient nous y inviter, une unité dans le courage de combattre et bien sûr dans l’idéal commun de vaincre.

J’en appelle à l’unité d’une nation, restaurée dans sa confiance en elle-même et dans ses valeurs.

Une nation renforcée dans ses moyens d’Etat -humainement, moralement et matériellement- une nation qui choisit de renoncer à la naïveté, à l’excuse, à l’insuffisance, au laxisme.

J’en appelle au réveil de l’âme millénaire de notre peuple capable d’opposer à la barbarie sanguinaire, une résolution que rien n’intimide, une énergie que rien ne brise, une fermeté que rien ne fait plier.

A ce président notoirement défaillant, à ce gouvernement éphémère, usé par l’inaction, comme le sont tous les gouvernements de droite et de gauche depuis 10 ans, je ne demande que l’ultime sursaut, avant de quitter le pouvoir, je lui demande solennellement d’ordonner la restauration effective de nos frontières en vertu du traité de Schengen et le traitement administratif ou pénal immédiat des fichés S, c’est-à-dire de tous les individus présents sur notre sol, connus pour leur adhésion à l’idéologie de l’ennemi.

Tout de suite, il faut mettre en œuvre :

L’expulsion immédiate des fichés S étrangers ;
L’engagement de procédures accélérées de déchéance de nationalité pour les fichés S binationaux et leur expulsion immédiate dans leur pays d’origine ;
L’engagement de poursuites pour intelligence avec l’ennemi des fichés S de nationalité française ;

Une réponse sécuritaire plus globale s’impose ensuite ; elle exige le recrutement de 15 000 policiers et gendarmes, la remise à niveau et la réorganisation de nos moyens de renseignement notamment par la coopération internationale, le renforcement de nos capacités militaires et leur utilisation effective contre tous les groupes terroristes, la mise en cohérence de notre diplomatie avec nos objectifs de guerre.

Une coopération militaire et économique accrue doit être apportée aux Etats du monde qui luttent contre l’islamisme et combattent le terrorisme. Au contraire, une révision totale de nos relations doit être engagée vis-à-vis des promoteurs de l’obscurantisme islamiste que sont le Qatar et l’Arabie Saoudite qui ont bénéficié de la part des gouvernants français depuis 10 ans d’une bienveillance coupable.

L’idéologie islamiste ne doit pas avoir droit de cité en France. Les organisations salafistes comme les branches des frères musulmans doivent être interdites. Je demande l’ouverture d’enquêtes en vue de la dissolution des structures associatives, culturelles ou cultuelles qui font la promotion ou financent l’idéologie du fondamentalisme, notamment l’une d’entre elles, l’UOIF. Cette organisation a pourtant été élevée au rang d’interlocuteur privilégié de l’Etat au cours des deux derniers quinquennats. Les prêcheurs de haine doivent être expulsés, les mosquées islamistes fermées. La laïcité doit faire l’objet d’une application stricte conformément à nos principes républicains qui contrecarreront ainsi les incessantes provocations et le prosélytisme sectaire des islamistes.

Le communautarisme, terreau de l’islamisme, doit être combattu. Le financement des mosquées ne pourra en aucun cas être ni public ni de provenance étrangère.

Dans ces domaines aussi, depuis 10 ans, l’aveuglement a présidé.

Dans le strict respect de l’état de droit, la politique pénale et carcérale doit être adaptée à cette forme particulière de criminalité de même que le suivi des individus durant leur peine et à l’issue de leur incarcération. Nombre de prisons françaises sont devenues au fil des ans des « universités djihadistes ». Cet aveuglement et cette faiblesse doivent cesser. Et l’administration pénitentiaire doit être rattachée au ministère de l’Intérieur afin de l’intégrer pleinement à la communauté du renseignement.
Enfin, des réformes de fond comme l’établissement de nouvelles régulations restrictives en matière d’immigration, d’asile ou d’accession à la citoyenneté s’imposent.

Les guerres ne se gagnent que par la constance et la cohérence ; celle impitoyable que nous devons mener aujourd’hui contre l’islamisme n’échappe évidemment pas à ce principe immuable.

Mais, nous ne pourrons gagner cette guerre, si nous ne mettons pas fin immédiatement au laxisme pénal inouï qui a permis au criminel Karim Cheurfi de réussir sa quatrième tentative d’assassinat contre les policiers.

Les 3 premières n’ayant entrainé qu’une condamnation à 15 ans de prison.

Si l’information de son audition en février et de sa libération par le Parquet se confirme, celle-ci deviendra le symbole de la défaillance de l’appareil judiciaire qui, privé d’ordres politiques clairs, ne se donne pas les moyens de protéger réellement les Français.

– Perpétuité réelle pour les crimes les plus graves, dont les atteintes à la vie de nos forces de l’ordre ;
– Suppression des remises de peine automatiques ;
– Rétablissement des peines planchers ;
– Rétablissement de la double peine supprimée par la droite ;
– Abrogation des lois pénales ultra laxistes (Dati et Taubira) ;

Toutes ces mesures sont aujourd’hui urgentes.

Il s’agit donc de prendre la direction exactement inverse de celle prise par les 2 gouvernements, de droite et de gauche, qui se sont succédé au cours des 10 dernières années.

Elue Présidente de la République, je mettrai en œuvre immédiatement et sans faiblesse ce plan de bataille contre le terrorisme islamiste et le laxisme pénal pour mettre en protection les Français et pour que…

Vive la République et Vive la France

Mon livret : « Terrorisme islamiste : protégeons les Français »

Texte de ma Conférence présidentielle : La France face au défi terroriste »