Mal-logement : il est temps de prendre des mesures concrètes, pour les Français !

Aujourd’hui, la Fondation Abbé-Pierre a rendu public son rapport sur le mal-logement.

Le constat de la Fondation est alarmant : la crise du logement a atteint un paroxysme inquiétant. Plus de quinze millions de personnes sont désormais concernées par des difficultés, soit le quart de la population. Effort financier excessif, loyers ou charges impayés, précarité énergétique, surpeuplement, les visages de cette crise sont multiples. Je note avec inquiétude que 2 180 000 familles sont concernées par le surpeuplement accentué, c’est-à-dire qu’elles occupent des logements beaucoup trop petits auxquels il manque au moins deux pièces. Et 4 299 000 familles vivent dans un surpeuplement modéré, donc avec une pièce en moins que ce qu’il leur faudrait. Cela veut dire que de nombreux enfants sont entassés à plusieurs dans des chambres sans espace personnel, ce qui a des conséquences certaines sur leur scolarité, leur épanouissement et leur avenir. En dix ans, le nombre de Français qui doivent renoncer à se chauffer correctement a augmenté de 44 %. La précarité énergétique est encore accentuée par la hausse des prix de l’énergie et la libéralisation à marche forcée du secteur. Nous voyons désormais certains de nos concitoyens âgés et isolés mourir de froid dans leur propre logement, comme cette vieille dame de 89 ans dont je parlais dans mon précédent post.

Devant cette situation dramatique, je suis en désaccord avec certaines des solutions proposées par la Fondation Abbé-Pierre et relayées par certains candidats à l’élection présidentielle ; certaines idées seraient en effet tout à fait intéressantes mais il est absurde de supposer que les instances les mieux à même de s’occuper du logement seraient les intercommunalités et l’Union européenne. Au contraire, c’est à l’élu local de proximité le mieux connu des Français et le plus proche d’eux, le plus au fait des situations réelles de ses administrés, le maire, qu’il revient de mener des politiques cohérentes, dans un cadre national strict défini par la loi pour éviter les dérives. En s’en référant à des niveaux opaques, bureaucratiques et non-élus, on ne saurait faire progresser les choses. On constate que sur ce sujet aussi, pourtant au cœur de la vie concrète et quotidienne des Français, l’idéologie l’emporte encore bien souvent sur le bon sens.

De plus, un point fondamental mérite qu’on s’y arrête.  Alors que chacun note la détérioration continue de la situation du logement en France, la plupart des candidats à l’élection présidentielle appellent à accueillir toujours plus de migrants. Alors que la France a besoin plus que jamais d’un État qui assume ses responsabilités et se préoccupe des besoins urgents et vitaux des Français, il est irresponsable de prétendre vouloir prendre en charge toute la misère du monde. Essayons déjà de réduire la misère déjà présente en France ! Comment concevoir que des personnes aujourd’hui dorment dehors ou dans leur véhicule, pendant que l’Etat et les collectivités concentrent leurs moyens sur des centres d’accueil de migrants qui n’ont pas vocation à être sur le territoire national ? Dans un rapport de 2015, alors que la situation était beaucoup moins tendue qu’aujourd’hui, la Cour des Comptes déplorait déjà que « l’engorgement des hébergements pour les demandeurs d’asile se répercute sur l’hébergement d’urgence de droit commun à destination des sans-abri et s’inquiétait d’un « risque d’éviction » des SDF.

Pour améliorer rapidement la situation, je veux mettre en place au plus vite après mon élection un grand plan logement. D’abord, par des aides à la construction et à la réhabilitation (en particulier l’isolation thermique). Ensuite, je veux répondre à la forte demande sur le parc social notamment par la mise en œuvre d’une priorité pour les Français dans l’accès au logement social car il est inacceptable que les familles françaises attendent en vain pendant des années le logement social décent auquel elles ont droit. Je veux également faciliter l’accès à la propriété en vendant chaque année 1 % du parc social à ses occupants. Il faut aussi faire baisser pour les plus modestes la taxe d’habitation dont l’augmentation incontrôlée a mis de nombreux foyers dans l’embarras, et pérenniser les aides personnelles au logement.

Oui, une politique de logement ambitieuse est nécessaire. Non, elle ne passe pas par des délégations de pouvoir à des strates administratives éloignées des citoyens et par une immigration toujours plus massive ; c’est tout l’inverse. Il faut un projet fort, cohérent, lucide et soucieux avant tout des intérêts des Français. C’est ce projet que je porte et que je propose, au nom du peuple.